L’open data pour la veille citoyenne au Bénin

Tout est parti d’une sélection suite à un appel à candidature. Du constat de la professionnalisation du web citoyen et la demande croissante de transparence démocratique l’ouverture des données publiques ( open data) requiert l’attention d’organisations internationales à s’engager dans la publication des données publiques en créant ou faisant créer des plateformes de collecte et de diffusion des données. Du constant des informations souvent lacunaires ou peu exploitables et les plateformes qui peinent à perdurer, le projet OpenData médias de CFI Coorporation Médias a sélectionné et formé 50 journalistes et acteurs d’Organisations de la Société Civile de 15 pays d’Afrique francophone, du monde arabe et d’Asie du Sud-Est dont le Bénin aux enjeux politiques et techniques de la gouvernance ouverte et à l’utilisation de l’open data. La formation s’est déroulé d’octobre en novembre 2016 à Dakar au Sénégal avec deux groupes aux soins de l’expert formateur Sylvain Lapoix, datajournaliste français (notamment pour l’émission TV et Web : « Data Gueule »). . Le projet vise à développer une compétence citoyenne, afin de faire de l’open data un outil de suivi des politiques publique.

La sélection unique de la béninoise Rosine Kededji, pour le compte de son pays le Bénin représente les défis pour le pays dans les avancés de l’ouverture. Devenu challenge, la participation de la jeune béninoise a constitué une occasion de se sensibiliser aux données ouvertes.

A l’issu de cette formation, les défis devenaient encore pertinents. Cette formation a renforcé nos capacités dans l’accompagnement, l’amélioration de nos actions et activités dans le contrôle citoyen de l’action publique au Bénin dans notre structure Social Watch Bénin à travers les données ouvertes.

Cette sélection à la formation nous a permis de participer au 4ème Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), qui s’est tenu à Paris du 7 au 9 décembre 2016 à travers de rencontres avec des acteurs internationaux de l’ open data pour favoriser l’échange de bonnes pratiques et la constitution d’un réseau par Etalab, organisateur de l’événement. L’OGP porte un projet essentiel : bâtir la démocratie du XXIe siècle, une démocratie ouverte, partagée et transparente.

De moments riches en conférences, de rencontres extraordinaires, de partages d’expériences , rythmés par la motivation, la détermination et l’engagement de tous. 

 

Deux jours de Masterclass

La participation au sommet a été précédée de deux jours de masterclass dans les locaux de l‘EFJ (école du nouveau journalisme), animée par des professionnels de l’open data, notamment des datajournalistes et des responsables d’OSC spécialisées dans l’open government. Ces deux jours de Masterclasses ont été consacrées à l’Open Data Médias, où 50 journalistes et acteurs d’Organisations de la Société Civile (OSC) de 15 pays d’Afrique francophone, du monde arabe et d’Asie du Sud-Est se sont réunis pour débattre sur les actions mises en place pour développer une compétence citoyenne, afin de faire de l’open data un outil de suivi des politiques publiques.

Notre Participation au Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO)

Représentant une ultime et unique occasion de rencontrer des gouvernants de pays dans la dynamique de Open Data, des activistes de la société civile du monde entier, des datajournalistes nous étions au cœur des engagements pour les Open Data dans le monde.

Initiation et présentation de projets locaux d’Opendata des pays formés par CFI

– Formulation des projets :
Deux journées (à l’issue des quatre sessions de formation de Dakar, Tunis et Manille et juste avant le Sommet du PGO), ont été consacrées à la préparation des interventions publiques des participants : de réflexions sur la situation de l’open data dans nos pays et la formulation des projets.

– Restitution des projets :
Les projets des pays africains retenus à l’issu de la sélection ont été présentés lors des PGO et constituaient de pistes de réflexion, de projections d’actions et de plaidoyers à l’endroit des gouvernants pour le développement de l’open data dans nos pays respectifs.

Près d’une vingtaine de jeunes femmes formées en photographie et dessin par le ROAJELF Bénin Littoral

Lancée et démarrée ce lundi 25 juillet 2016, la formation en dessin et photographie, organisée dans le cadre du projet ‘’Femme et Art’’ initié par le ROAJELF-BENIN/LITTORAL en faveur des candidates présélectionnées, a pris fin ce jour jeudi 28 juillet 2016 avec une séance de coaching en leadership féminin ainsi que sur la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Ladite formation s’est tenue au centre Artisttik Africa et a connu la participation active des jeunes femmes présélectionnées, la disponibilité des formateurs dans chaque catégorie, la présence de diverses personnes, passionnées de dessin et de photo, le soutien des membres de tout le ROAJELF sur le plan national.

Une des participante témoignant des acquis reçus lors de la formation au nom de ses pairs
Une des participante témoignant des acquis reçus lors de la formation au nom de ses pairs

Quatre (4) jours, n’étaient pas peu, mais a paru insuffisant pour vraiment encadrer les participantes à la formation sur les outils nécessaires dont elles auront besoin pour poursuivre une carrière dans les catégories concernées. Mais : ‘’nous leur avons donné les notions de bases et notions essentielles pour mieux appréhender les techniques élémentaires dans ces deux disciplines artistiques…’’ rassure le formateur Hector SONON, Caricaturiste.

Quant au témoignage de la représentante des candidates, ‘’c’était une joie, une opportunité et un honneur pour nous d’être entretenues par de professionnels dans les domaines sur les éléments essentiels à connaître. Nous nous engageons à garder la flamme haute afin de poursuivre le processus jusqu’à la finale du concours…’’ confesse Landros DAHOUN, candidate en dessin.

La Présidente de l’antenne du Littoral du ROAJLEF/Bénin, avant de permettre au représentant du parrain de clore la cérémonie, a rappelé aux candidates, les prochaines étapes du concours. La toute prochaine s’attend à enregistrer d’autres œuvres des candidates qui disposent désormais de quelques jours pour soumettre les œuvres autour du thème ‘’Cotonou, ma ville’’. M. Eric AZANNEY, Coordonnateur du Centre Artisttik Africa et représentant du parrain M. Ousmane ALEDJI, réitérant ses remerciements à l’endroit de l’équipe du projet et de l’antenne, a félicité une fois encore les candidates en les invitant à plus d’ardeur et d’engagement afin de se voir offrir de fructueuses opportunités dans les domaines de dessin et de photographie à l’avenir. C’est sur ces mots qu’il a clos la formation.

Rosine KEDEDJI, Secrétaire Générale et Chargée de Communication de l’antenne

 

Sainte Rosine, vierge, martyre…femme tolérante, généreuse, accueillante et sociale

L’histoire renseigne peu sur elles. Les prénommées « Rosine » sont des passionnées, la tiédeur n’est pas faite pour elles. Ne leur jouez pas des tours, car elles sont rancunières. Leur autorité naturelle inspire le respect. D’allure simple et sportive, accueillantes et sociales, ce sont des femmes de conviction, au caractère décidé. Attention aux colères, car elles sont impulsives . L’esprit de tolérance, de générosité et de service les anime toujours. Bref, c’est ce qui caractérise les « Rosine »,  à l’honneur chaque 11 mars, de chaque année selon les calendriers chrétiens. Prénom qui résonne à l’appellation, les porteuses s’imposent aussi bien dans leur beauté que dans l’intellect.

Rosine like woman 

L’histoire raconte que…

La Sainte Rosine, vierge et martyre (IVe siècle), est vénérée en Allemagne depuis le XIVème siècle, dans l’église de Wengligen, du diocèse d’Augsbourg. C’est sans doute l’engouement récent et relatif pour le prénom féminin de Rosine qui a valu à notre sainte sa place au 11 mars. Pourtant, le martyrologe romain ignore superbement notre sainte dont on ne sait pratiquement rien. En Allemagne, elle fut une des saintes les plus populaires dans le diocèse d’Augsbourg. En témoignent les nombreuses prières populaires et images pieuses représentant notre sainte avec le glaive et la palme de son martyre. Depuis le XIII° siècle, elle est la patronne principale de Wenglingen, près d’Apfeltrang où un tableau la représentant dans la gloire de son martyre domine le maître-autel de l’église principale. Les traditions locales en font une vierge ermite martyre au IV° siècle. Une chronique ancienne rapporte que lors de la procession de la Fête-Dieu 1769 à Miesbach la sainte était représentée en un tableau vivant, faveur réservée aux bienheureux les plus connus et vénérés. Elle est toujours fêtée le 11 mars à Wenglingen. Célébrités: En France, il a, curieusement, été populaire dans la première moitié du XX° siècle, peut-être à cause de la célèbre cantatrice de l’Opéra Rosine Stoltz (+1903.) ; mais plus vraisemblablement à cause du renom de Sarah Bernhardt, de son vrai nom, Rosine Bernard née en 1844, disparue en 1923. Rosine était également une des héroïnes du roman d’Alexandre Dumas « Les louves de Machecoul » (1858). Sans aucun doute également l’influence de Paul Poiret (+1944). Il a été le premier couturier à lancer sa marque de parfum dans les années 1910, sous le nom des Parfums de Rosine, du prénom de l’une de ses deux filles; il créa également un atelier de décoration, « Martine », prénom de sa seconde fille. Pensée spirituelle « Avec un très grand talent et une plus grande modestie on peut rester longtemps inconnu. » (René Metz) Courte prière « Qu’elle est grande, Seigneur ta bonté, tu réserves un lieu sûr à ceux qui te craignent, loin des intrigues des hommes. » (psaume 30)

Mon homotype (et dans certaines circonstances) modèle béninoise…

Rosine SOGLO
Rosine SOGLO, Député à l’Assemblée Nationale du Bénin et Ex Première dame.

Rose-Marie Honorine Vieyra, épouse Soglo Familièrement appelée Rosine, est juriste de formation. Elle s’est, résolument engagée en politique dans l’histoire de mon pays le Bénin, tout comme son mari (Nicéphore Dieudonné SOGLO), à 58 ans. Le 24 mars 1992, elle créa un parti politique, la Renaissance du Bénin (RB), pour soutenir son mari et en prit les rênes. Aux élections législatives de 1995, la RB remporta un relatif succès, se positionnant comme la première force politique du pays avec 20 députés sur 83. Rosine est ainsi devenu l’un des acteurs majeurs de la vie politique béninoise et le chef de l’opposition. Rosine Soglo est née le 7 mars 1934 (mative du mois de sa sainte patronne) dans la famille Vieyra, une famille de la communauté afro-brésilienne (ces familles sont également appelées « aguda » installée à Ouidah : l’ancien comptoir négrier, situé au sud du Bénin sur la côte atlantique). Je me dois bien de remercier TOZO Emile grâce à qui j’ai eu un article riche, illustratif et informant intégralement sur la remarquable et modeste vie de Rosine Vieyra SOGLO. Lire plus sur l’article : Tozo Émile A., « Rosine Soglo, famille et entreprise politique », Politique africaine 3/ 2004 (N° 95), p. 71-90 URL : www.cairn.info/revue-politique-africaine-2004-3-page-71.htm. DOI : 10.3917/polaf.095.0071.

Mon coup de gueule à mémé… Mais allons-nous taire encore et permettre à mémé d’être encore élu du peuple? Les actualités nous rapoportent qu’elle est tête de liste de la RB dans la 16ème circonscription électorale. Il faut manifester la gène que cela fait de ne pas permettre aussi à la jeunesse beninoise et à celle de la dite circonscription électorale de faire ces preuves! Mon coup de guele est une invite à la jeunesse qui doit prendre ses responsabilités en offrant une retraite à mémé. Vous n’êtes pas sans savoir aussi que mémé est un peu malade, et cela pourrait la fatiguer davantage. Où sera la relève? Mémé, loin d’une méchanceté, je te souhaite le repos!

Mon autre homotype et modèle africaine aussi dans certaines circonstances…

Rosine Sori Coulibally, représentante résidante du PNUD au Bénin
Rosine Sori Coulibally, représentante résidante du PNUD au Bénin

De nationalité burkinabè, Rosine Sori Coulibaly, est la Représentante Résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin. Titulaire d’une maitrise en économie du développement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, elle détient également un diplôme de troisième cycle en macroéconomique et planification de l’institut des Nations-Unies pour le développement économique et la planification. Pour les quelques opportunités de rencontre avec cette dame au physique très imposant, je retient que c’est une femme de conviction, principe et plein d’engagements. Elle regorge d’assez d’énergie qu’elle ne ménage dans sa mission au Bénin pour la sauvegarde de la coopération ente le Bénin et les Nations Unies.

Rosine Agossi KEDEDJI

la femme reine de l’humanité et source de développement d’une nation, d’un continent et du monde entier

« La femme rend lâche. C’est elle qui conseille au gréviste de rentrer à l’usine, à l’artiste de faire du commerce, au soldat de plier le dos. Parce qu’elle ne pense qu’à la pâtée, qu’elle a un pot-au-feu dans le cœur ». Cette pensée de Roland Dorgelès qui contrarie totalement la personnalité de la femme remet certainement en cause les efforts fournis par de nombreuses femmes du monde entier pour parvenir à décrocher une journée pendant laquelle elles sont célébrées de par le monde. Si ma personne pouvait rencontrer Roland Dorgelès je lui poserai certainement quelques questions qui hélas restent en moi puisqu’il n’est plus de ce monde ; le pauvre.

Petite histoire !

La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle. La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier et ce, chaque année à la  première quinzaine du mois de mars.

La femme, particulièrement la femme africaine, cet être non inférieur à l’homme malgré des idéaux de certains penseurs du rang de Roland Dorgelès , est perçue dans notre société comme un être complémentaire à l’homme. Aujourd’hui la femme contribue en grande partie au développement d’une nation, d’un continent voir du monde entier. Elle constitue le levier des hommes, de l’humanité. 

Dorothé A. KINDE GAZARD Minitre de la santé au Bénin
Dorothé A. KINDE GAZARD Minitre de la santé au Bénin, femme qui rend fières ses paires…

A la question de savoir quel rôle joue la femme dans le développement, C. Leloup et H. Ryckmans s’expriment: la femme peut jouer trois rôles dans le développement africain :

  • le rôle productif: le travail qu’exécute la femme contre paiement en nature ou en espèce : la production par exemple de marchandises ayant une valeur d’échange ou la production de subsistance ou domestique qui a une valeur d’usage mais aussi une valeur d’échange potentielle. Pour les femmes impliquées dans la production agricole, ceci comprend leur travail comme fermières indépendantes, comme femmes de paysans et comme travailleuses auxquelles on paie un salaire.
  • le rôle reproductif : la responsabilité qu’a la femme de mettre au monde et d’élever les enfants ainsi que les tâches domestiques qu’elle entreprend sont nécessaires pour que soient garantis l’entretien et la reproduction biologique mais aussi le soin et l’entretien de la force de travail (le mari et les enfants en âge actif) et de la future force de travail (bébés et enfants en âge scolaire).
  • le rôle communautaire: leur rôle dans la société, en tant que citoyenne, les activités d’administration de la communauté qui assurent à celle-ci, services et cohésion. Ce rôle est assumé par les pouvoirs publics, par des groupements ou des personnes.

Mais il faut signaler que la répartition de ces 3 rôles est différente d’une époque à l’autre, d’un endroit à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un milieu socio-économique à l’autre.

Les femmes africaines comprennent de plus en plus leur importance dans la société, et ne se laissent plus marginaliser par les hommes. Marie-Louise Diouf-Sall constate qu’ « elles prennent davantage la mesure des enjeux de développement économique, et de la triple oppression qu’elles subissent dans les conflits qui embrasent le continent. Cette oppression est de nature économique liée à la mondialisation, à la domination économique des marchés mondiaux par l’Occident, elle est aussi culturelle et machiste. »

Elles ont ainsi besoin de plus de confiance. Marie-Ange Baudouin s’exprime : « Les faire participer aux projets de développement leur permet d’acquérir des compétences et des connaissances nouvelles. Mais c’est aussi un atout pour la réussite de nombreux projets dans le domaine rural. »

Il n’est plus à démontrer que la femme demeure cette perle précieuse pour l’humanité au regard de ses rôles et sacrifices pour un monde juste et équitable. Mme Obiageli Ezekwesili, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique disait en 2011« …la femme africaine reste malgré tout, la personnification de l’Espoir ; elle représente la force du continent mais aussi une opportunité. Le taux de l’entrepreneuriat féminin est plus élevé en Afrique que dans toute autre région du monde… » Martin ZINGUELE ira loin en évoquant le cas de la femme centrafricaine, en mars 2012 ‘’Les femmes se battent pour vivre, survivre et faire vivre leurs familles. Puisqu’elles constituent la majorité de la population, toute politique ou absence de politique pour accroître leur efficacité économique et sociale, et pour les sortir de leur statut de fait de « citoyen de seconde zone » est contre – productif’’

Femme dans ces sacrifices!
Femme dans ces sacrifices!

La femme représente ainsi et toujours l’humanité, car elle donne la vie. Elle détient cette capacité de concilier vie de famille et vie professionnelle sans manquer de respect à son partenaire. Elle peut donc de part tout cela apporter beaucoup pour le développement de notre continent.

La femme a donc besoin d’un soutien  qui se manifestera par la prise en compte du rôle masculin dans le foyer comme dans la société, la disponibilité (physique, matérielle, financière et spirituelle de l’homme) et surtout l’écoute ; il y a lieu aussi d’envisager les complémentarités.

La femme a besoin de l’homme intégralement et vice versa. Les penseurs du rang de  Roland Dorgelès peuvent donc reposer en paix malgré leur acharnement contre la femme.

Rosine Agossi KEDEDJI

Ces aliments qui tuent à petit coups les habitants de Cotonou!

Voilà qui nous met en garde! Prenons donc nos dispositions.

ECOAGRIDD

Au Bénin, il existe d’énormes potentialités naturelles en matière de production maraîchère, favorisée par les conditions agro écologiques propices. A l’instar d’autres pays africains, ce pays a connu ces dernières années un développement de l’agriculture urbaine et périurbaine due à la forte croissance démographique et à l’urbanisation croissante induisant un accroissement des besoins alimentaires. Selon Gnanglè (2009), un total de 35,85 ha de Surface Agricole Utile disponible sont exploités par 567 producteurs maraichers soit 632 m² par exploitant. Ces exploitants sont répartis sur plusieurs périmètres dont le plus important est celui de Houéyiho qui couvre une superficie de quatorze (14) hectares. Bien qu’il y ait un nombre important d’actifs agricoles exerçant cette activité, la demande pour l’ensemble des produits maraîchers reste considérable face à une offre largement inférieure. Par exemple, la demande annuelle du seul marché de Cotonou, représente environ 125% de l’offre pour la tomate et 120% de l’offre…

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Quand mon ami Roberto tombe amoureux de PéPé OLEKA

Pépé Oléka 1« Yélélé pépépé… », c’est le cri qui introduit la chanson dans une voix qui ne laisse aucune chance à l’ouïe de se refuser traverser pour atteindre les neurones qui à leurs tours se laissent envoûter pour laisser tout le corps tressaillir. Au départ, une femme à l’allure d’une princesse sort d’une chambre pour rejoindre un beau gentleman qui joue bien le prince charmant. Ce dernier se laisse enchanter par le regard de cette charmante fille qui de façon circonstancielle vient appliquer des soins de beauté à lui qui hier nuit a assuré certainement son rôle d’homme et avec qui elle a bientôt le projet de mariage traditionnel. Projet qui dans le clip se concrétise au cours d’une cérémonie aux couleurs royales de Danxomey avec de belles amazones. En témoignent la famille réunie avec cette danse interminable d’une « Nan » et les éléments qu’il faut pour la dote, cérémonie traditionnelle exigée au Bénin avant de prendre une femme en mariage. Dans cet Afrosoul rythmé d’une voix envoûtante et de gestuels assez maîtrisés qui vous emporte au sommet du plaisir, Pépé Oléka nous livre un nouveau clip, Yélélé, tourné entièrement au Bénin à l’instar de la plupart des clips de l’artiste. Ce chef d’œuvre d’une qualité artistique indéniable vient démontrer une fois encore les talents et le potentiel de création que Pépé Oléka ne cesse de montrer au monde entier depuis quelques années.
Née à Badagry, ville nigériane frontalière du Bénin, d’un père Ibo (Nigéria) et d’une mère béninoise, Pépé Oléka s’inspire bien de ce mélange de cultures sans tomber dans les clichés comme elle le clame à travers ses sorties médiatiques.
Sans comprendre le Guingbé (langue Mina), j’ai savouré le clip en déchiffrant le message de la chanson à travers les gestuels. Preuve que même un sourd peut comprendre le message véhiculé dans le clip qui se laisse dévorer de par les costumes et les accessoires savamment concoctés en perles de la marque PERLICIOUS qui habillent les acteurs.
Mon ami Roberto à qui j’ai demandé de me déchiffrer le message réel de la chanson s’est laissé emporter au point de passer à coté de ma demande. Le SMS qu’il m’a envoyé après visionnage du clip continue de me faire marrer quand je le lis : « Pierre je viens de voir la vidéo et trois choses m’ont impressionné : primo, les couleurs choisis pour l’habillage du clip, secundo le rythme qui vous traverse, tertio la force du message véhiculé. Etant Mina je ne peux qu’aimer ce travail. Je note que le message est fort simple et nous ramène à la source de notre culture. Je l’aime comme artiste celle là ». Roberto, c’est quoi alors le message véhiculé s’il te plait? C’est bien parce que je sais que tu comprends le Mina que je t’ai envoyé le clip heinnnnn. Pour le moment, comme un sourd, je me contente de contempler cette princesse envoûtante qui entonne Yélélééééé…Faites comme moi !

WACSI fait impulser la communication de Social Watch Bénin

Social Watch Bénin a participé, parmi plus d’une quinzaine d’Organisations de la Société Civile en Afrique de l’Ouest, à la formation ‘’La Communication axée sur les Résultats pour les OSC’’ par WACSI. Pendant trois jours durant, vingt-six participants de divers organisations et pays, ont été entretenus sur les stratégies et techniques de communication, les outils de communiquer sur leurs différentes organisations.

Rosine KEDEDJI, Participant à la formation
Rosine KEDEDJI, Participant à la formation

Cette formation a été l’occasion de partages d’expériences. La participation de Social Watch Bénin, s’inscrit non seulement dans le partage d’expérience mais aussi dans la quête de nouvelles connaissances (techniques et outils de communication). Social Watch Bénin, à l’issu de cette formation, dispose désormais d’autres outils pour faire impulser et dynamiser sa communication sur les actions que mène le réseau.

Les impressions des participants sont considérablement bonnes après la formation. Social Watch Bénin, participant exceptionnel, exprime sa gratitude à WACSI. « La cellule de Communication de Social Watch Bénin semblait il y a quelques mois, peu animée. Mais grâce à WACSI, nous disposons depuis le début de cette année d’une communication vivante. Notre site web, et nos autres plateformes de communication et d’échanges sont animés régulièrement. Cette formation à laquelle nous avons participé, vient maintenant nous offrir plus d’outils et de techniques afin d’impulser et de dynamiser davantage notre cellule de Communication. Nous en sommes vraiment content et reconnaissant.» confie Rosine Kêdédji, Chargée à la communication du réseau Social Watch Bénin, ayant participé à la formation.

A l’instar de toutes les autres organisations de la Société Civile participantes, Social Watch Bénin, fait trop tôt le constat des résultats après la formation. Car, comme outils de communication en vogue, les sites web et les pages professionnels des réseaux sociaux auront connu plus de fans et de visibilité qu’ils avaient.