Fâ, une richesse culturelle du passé au service de l’avenir

Un tableau de Di-médji du fâ
Un tableau de Di-médji du fâ

256 tableaux représentant les signes du Fâ, 13 conférences et 02 communications, des ouvrages sur le Fâ, le tout pour achalander les stands d’exposition de la quinzaine sur le fâ, organisé du 15 au 30 Août 2009 à la médiathèque des Diasporas par l’Agence Bénin Culture du Professeur David Koffi Aza. Fah’lun, mot arabe d’origine sémite, signifie « sort », l’avenir.

Connu sous le diminutif fâ, c’est un art divinatoire qui permet de lire l’avenir. Pendant quinze jours, le Professeur David Koffi Aza a donné au public béninois l’opportunité de mieux connaître l’immense richesse culturelle de notre pays dans le domaine du Fâ et de comprendre les subtilités de cette science qui fait partie intégrante de notre patrimoine rituel. Les visiteurs ont, en outre, pu mieux appréhender les liens existant entre le Fâ et une autre pratique cultuelle endogène : le Vodoun. Cette quinzaine a été également l’occasion d’offrir une meilleure visibilité au Fâ, science sacrée d’origine divine.

Pour le Professeur Aza, « le Fâ permet de détecter les dessous cachés de chaque individu. Il symbolise l’harmonisation de la sagesse universelle qui regroupe les quatre éléments : la Terre, l’Air, l’Eau et le Feu ». Il explique que : « le Fâ repose sur les quatre points cardinaux. Le Nord appelé ‘’Di-mèdji Djogbé’’, le Sud ‘’Wolli-mèdji’’, l’Est ‘’Gbé-mèdji’’ et l’Ouest ‘’Yèku-mèdji’’ sont les signes primordiaux du Fâ. Ils se sont multipliés entre eux donnant naissance à 16 autres signes, lesquels ont donné les 256 signes du Fâ qui représentent les 256 catégories de personnes sur terre ». Le Fâ est classé « patrimoine culturel de l’humanité » mais suscite très peu d’engouement au Bénin.

En effet, les rares personnes qui détiennent la connaissance du Fâ sont analphabètes. Le professeur Koffi AZA, quant à lui est né dans la pratique du Fâ et est instruit. Il est donc convaincu après ses analyses que c’est une science qui peut contribuer de façon significative au rayonnement culturel de notre pays.

Article déjà publié ici: http://beninculture.over-blog.org/

Par Rosine Kédédji