la femme reine de l’humanité et source de développement d’une nation, d’un continent et du monde entier

« La femme rend lâche. C’est elle qui conseille au gréviste de rentrer à l’usine, à l’artiste de faire du commerce, au soldat de plier le dos. Parce qu’elle ne pense qu’à la pâtée, qu’elle a un pot-au-feu dans le cœur ». Cette pensée de Roland Dorgelès qui contrarie totalement la personnalité de la femme remet certainement en cause les efforts fournis par de nombreuses femmes du monde entier pour parvenir à décrocher une journée pendant laquelle elles sont célébrées de par le monde. Si ma personne pouvait rencontrer Roland Dorgelès je lui poserai certainement quelques questions qui hélas restent en moi puisqu’il n’est plus de ce monde ; le pauvre.

Petite histoire !

La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle. La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier et ce, chaque année à la  première quinzaine du mois de mars.

La femme, particulièrement la femme africaine, cet être non inférieur à l’homme malgré des idéaux de certains penseurs du rang de Roland Dorgelès , est perçue dans notre société comme un être complémentaire à l’homme. Aujourd’hui la femme contribue en grande partie au développement d’une nation, d’un continent voir du monde entier. Elle constitue le levier des hommes, de l’humanité. 

Dorothé A. KINDE GAZARD Minitre de la santé au Bénin
Dorothé A. KINDE GAZARD Minitre de la santé au Bénin, femme qui rend fières ses paires…

A la question de savoir quel rôle joue la femme dans le développement, C. Leloup et H. Ryckmans s’expriment: la femme peut jouer trois rôles dans le développement africain :

  • le rôle productif: le travail qu’exécute la femme contre paiement en nature ou en espèce : la production par exemple de marchandises ayant une valeur d’échange ou la production de subsistance ou domestique qui a une valeur d’usage mais aussi une valeur d’échange potentielle. Pour les femmes impliquées dans la production agricole, ceci comprend leur travail comme fermières indépendantes, comme femmes de paysans et comme travailleuses auxquelles on paie un salaire.
  • le rôle reproductif : la responsabilité qu’a la femme de mettre au monde et d’élever les enfants ainsi que les tâches domestiques qu’elle entreprend sont nécessaires pour que soient garantis l’entretien et la reproduction biologique mais aussi le soin et l’entretien de la force de travail (le mari et les enfants en âge actif) et de la future force de travail (bébés et enfants en âge scolaire).
  • le rôle communautaire: leur rôle dans la société, en tant que citoyenne, les activités d’administration de la communauté qui assurent à celle-ci, services et cohésion. Ce rôle est assumé par les pouvoirs publics, par des groupements ou des personnes.

Mais il faut signaler que la répartition de ces 3 rôles est différente d’une époque à l’autre, d’un endroit à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un milieu socio-économique à l’autre.

Les femmes africaines comprennent de plus en plus leur importance dans la société, et ne se laissent plus marginaliser par les hommes. Marie-Louise Diouf-Sall constate qu’ « elles prennent davantage la mesure des enjeux de développement économique, et de la triple oppression qu’elles subissent dans les conflits qui embrasent le continent. Cette oppression est de nature économique liée à la mondialisation, à la domination économique des marchés mondiaux par l’Occident, elle est aussi culturelle et machiste. »

Elles ont ainsi besoin de plus de confiance. Marie-Ange Baudouin s’exprime : « Les faire participer aux projets de développement leur permet d’acquérir des compétences et des connaissances nouvelles. Mais c’est aussi un atout pour la réussite de nombreux projets dans le domaine rural. »

Il n’est plus à démontrer que la femme demeure cette perle précieuse pour l’humanité au regard de ses rôles et sacrifices pour un monde juste et équitable. Mme Obiageli Ezekwesili, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique disait en 2011« …la femme africaine reste malgré tout, la personnification de l’Espoir ; elle représente la force du continent mais aussi une opportunité. Le taux de l’entrepreneuriat féminin est plus élevé en Afrique que dans toute autre région du monde… » Martin ZINGUELE ira loin en évoquant le cas de la femme centrafricaine, en mars 2012 ‘’Les femmes se battent pour vivre, survivre et faire vivre leurs familles. Puisqu’elles constituent la majorité de la population, toute politique ou absence de politique pour accroître leur efficacité économique et sociale, et pour les sortir de leur statut de fait de « citoyen de seconde zone » est contre – productif’’

Femme dans ces sacrifices!
Femme dans ces sacrifices!

La femme représente ainsi et toujours l’humanité, car elle donne la vie. Elle détient cette capacité de concilier vie de famille et vie professionnelle sans manquer de respect à son partenaire. Elle peut donc de part tout cela apporter beaucoup pour le développement de notre continent.

La femme a donc besoin d’un soutien  qui se manifestera par la prise en compte du rôle masculin dans le foyer comme dans la société, la disponibilité (physique, matérielle, financière et spirituelle de l’homme) et surtout l’écoute ; il y a lieu aussi d’envisager les complémentarités.

La femme a besoin de l’homme intégralement et vice versa. Les penseurs du rang de  Roland Dorgelès peuvent donc reposer en paix malgré leur acharnement contre la femme.

Rosine Agossi KEDEDJI

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